Release of HURRIAN SONG 6 (H6) by CERMAA (DUMBRILL/BEYHOM/AZAR-BEYHOM) performed by Lara Jokhadar

Release of the first animated video produced at CERMAA.
HURRIAN SONG 6 (H6) was arranged by Richard Dumbrill, Amine Beyhom and Rosy Azar Beyhom in 2012, and performed by Lara Jokhadar.
The video (below) shows the Pitch analysis of Lara’s voice with Praat, in two sections (upper and lower). The upper section offers a general view, while the lower section shows the detailed analysis, with horizontal red dashed lines showing the tonic and the octave, blue dashed line for the fifth and green for the fourth.
Special thanks to Wim van der Meer and to Kabalan Samaha for their help in producing this first video.

New book launch from Amine Beyhom / Publication du livre d’Amine Beyhom sur le chant byzantin

New book launch from Amine Beyhom

Publication du livre d’Amine Beyhom

 

THÉORIES BYZANTINES DE L’ÉCHELLE ET PRATIQUE DU CHANT BYZANTIN ARABE

(Byzantine Scales Theory and Arabian Byzantine Chant Praxis)

ISBN: 978-9953-0-3048-7

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Livre sur le chant byzantin - Amine Beyhom (page de garde)

English

Amine Beyhom’s new book on Byzantine chant offers a novel solution about Chrysanthos Madytos’ Theoretical system as well as an indepth tonometrical study of today’s praxis of the Byzantine chant in Lebanon.

 

About the author

  • Amine Beyhom is a musicologist specializing in scale theories and their praxis.
  • He has published the reference work ‘Théories de l’échelle et pratiques mélodiques chez les Arabes – Une approche systématique et diachronique’. The first tome was published by Geuthner, Paris, 2010.
  • He has written numerous ‘in-depth’ articles on modality, and founded two musicological reviews including the most recent NEMO-Online (http://nemo-online.org/) and is the director of CERMAA (Centre de Recherches sur les musiques Arabes et Apparentées – http://foredofico.org/CERMAA/) in Lebanon. He is a musician and a composer and has produced many CDs, concerts and various
    arts festivals within his company ‘Experimental Art Concept’.
  • He holds a Ph.D. since 2003, followed by his Habilitation in 2010 at the Université Paris-Sorbonne.
  • Since 2005, Amine Beyhom has mainly devoted his time to the teaching of musicology and the writing of his works.

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  • Figure Hors Texte 8 of the book: scales for the 3rd mode of Byzantine liturgical chant

 

Short description

  • The book has four chapters with a synthesis of about 50 pages and an appendix devoted to the origins of Byzantine chant, discussing among others the “Byzantine organ”.
  • The first chapter discusses Mīkhāʾīl Mashāqa’s works and analyses various theories.
  • The second chapter discusses the Arabian perception of Byzantine chant theories and the differences between the two major 20th-century theories.
  • The third chapter is about the Greek sources of the 19th-20th centuries Byzantine theories.
  • The fourth chapter is about Byzantine chant as it is practiced in the Lebanon in both Catholic and Orthodox churches.

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Le nouveau livre d’Amine Beyhom sur le chant byzantin propose une approche comparative et analytique comportant une solution inédite pour le système théorique de Chrysanthos de Madytos.

 

Quelques repères biographiques

  • Amine Beyhom est musicologue, spécialisé dans les théories de l’échelle et leurs applications pratiques en musique.
  • Il est l’auteur du livre de référence « Théories de l’échelle et pratiques mélodiques chez les Arabes – Une approche systématique et diachronique » dont le Tome I (sur quatre tomes) a été publié par Geuthner en Novembre 2010.
  • Auteur de plusieurs articles de fond sur les musiques modales, fondateur de deux revues musicologiques (dont la plus récente est NEMO-Online – http://nemo-online.org/) et directeur du CERMAA (Centre de Recherches sur les musiques Arabes et Apparentées – http://foredofico.org/CERMAA/) au Liban, il est également musicien et compositeur, et a produit plusieurs disques, concerts et festivals d’arts du spectacle via sa société de production Experimental Art Concept.
  • Titulaire en 2003 d’un doctorat, puis en 2010 d’une Habilitation à diriger les recherches de l’université de la Sorbonne – Paris IV, Amine Beyhom se consacre exclusivement depuis 2005 à l’enseignement de la musicologie et à la rédaction de ses ouvrages sur la musique.

 

Pourquoi un livre sur le chant byzantin arabe ?

Les relations entre la musique modale orientale et le chant byzantin ont été très peu explorées à ce jour, probablement pour des raisons de compartimentage des spécialisations artistiques au sein des communautés religieuses au Proche et Moyen-Orient(s), mais également à cause de la nature liturgique, exclusive, du chant byzantin.

Il est néanmoins certain que des interactions nombreuses ont existé (et continuent de l’être) entre musiques de cette région et ce, depuis probablement la plus haute Antiquité. Il n’en est que plus étonnant qu’aucune recherche sérieuse sur le sujet ne soit disponible actuellement, à part des articles épars constituant de maigres contributions, parfois contradictoires et souvent partisanes, à l’étude de ce domaine.

Présentation Livre byzantin 151006-Images-2_Page_1

Le connaisseur sera encore plus étonné en relevant que le fondateur (vers 1820-1830) de la musicologie arabe moderne, le docteur Mīkhāʾīl Mashāqa avait basé sa description des théories de l’échelle arabe sur une comparaison entre celle-ci et l’échelle byzantine de l’époque, en considérant d’ailleurs que la dernière était plus à même de reproduire la musique pratiquée par les Arabes que celle, qu’il dénomme « arabe » et qu’il a été le premier à introduire dans un écrit moderne, en quarts de ton égaux.

Cette comparaison, généralement occultée dans les écrits postérieurs s’inspirant du traité de Mashāqa, est restée orpheline dans la littérature traitant de la musique des pays arabes, bien qu’une copieuse littérature comparative existe, plus particulièrement depuis le début du xixe siècle, entre chant byzantin et musique ottomane ou turque.

C’est à partir de ce constat qu’Amine Beyhom décide d’entreprendre une comparaison approfondie entre les théories et les pratiques de ces deux musiques, avec des résultats qui sont exposés dans le livre proposé à l’attention du lecteur et que le présent document se propose de décrire succinctement.

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Court descriptif du contenu du livre et des résultats qui y sont exposés

Le livre comporte 4 chapitres ainsi qu’une synthèse d’une cinquantaine de page, un appendice (50 pages) consacré aux origines du chant byzantin (dont la fameuse question de l’« orgue des églises byzantines ») et, enfin, une série d’annexes consacrées à des problématiques particulières de ce chant.

Amine Beyhom se cantonne au début du livre à l’attitude du néophyte (qu’il a été au début de ses recherches [1]) et prend comme point de départ la comparaison effectuée par Mīkhāʾīl Mashāqa dans la première moitié du xixe siècle et ses échos dans la littérature contemporaine ; il expose dans un premier (court) chapitre les théories de ce musicologue tout en relevant certaines incohérences, concernant plus particulièrement le chant byzantin, dans le discours de musicologues du cru qui se sont intéressés à son traité.

Dans un deuxième chapitre Beyhom s’attaque aux représentations, par des spécialistes arabes de ce chant, des théories de l’échelle byzantine et met en exergue les différences entre deux théories principales, bien que toutes deux basées sur des principes qui semblent être équivalents ; une étude parallèle de la littérature disponible sur le sujet en langues occidentales courantes (française, anglaise, allemande) lui permet d’identifier la théorie byzantine proposée par Mashāqa comme étant celle de Chrysanthos de Madytos [2] tandis que les théories orthodoxes courantes de nos jours se basent sur une version modifiée qui est issue des travaux de la Commission de Musique du Patriarcat œcuménique [3] formée en 1881.

À partir de ce constat, l’auteur entreprend (Chapitre III) une vaste recherche sur les principes à la base de ces théories en s’appuyant sur les sources originales grecques ou en traduction, tout en développant dans l’Appendice une argumentation détaillée réfutant les arguments confinant le chant byzantin originel à une structure semi-tonale. Ce faisant, Beyhom applique une méthodologie qui lui permet de proposer une explication alternative de l’échelle byzantine proposée par Chrysanthos et relève une évolution fondamentale, plus politique que musicale, de la théorie du chant byzantin entre Chrysanthos de Madytos (1818) et la « Commission de musique » (1881).

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La théorie du chant byzantin étant ainsi remise en perspective, il restait à la confronter à la pratique de ce chant notamment, et pour rester dans le cadre d’un seul ouvrage, au chant byzantin au Liban, dans les deux liturgies orthodoxe et catholique [4] : en appliquant une méthodologie originale basée sur les recommandations précédentes de l’auteur dans plusieurs articles, et au bout de quelques années d’analyses de hauteurs et de comparaison des résultats, les conclusions apportées par Beyhom lui permettent de réaffirmer la primauté de la pratique musicale sur la théorie et de proposer de cantonner cette dernière au rôle, purement qualitatif, de guide non contraignant de la première.

Une vaste synthèse finale permet à l’auteur, au terme de ce quatrième chapitre, de resituer les théories et la pratique du chant byzantin dans le vaste courant de la musique de l’Orient Proche (de l’Occident) et de retracer leur évolution aux derniers deux siècles, en interaction avec les bouleversements géopolitiques qui ont rythmé la vie politique, sociale et culturelle de ces régions.

[1] C’est-à-dire vers 2005-2006.

[2] Qui devint après la rédaction de son traité sur le chant byzantin le métropolite (orthodoxe) de la ville de Durazzo (actuellement en Albanie).

[3] De Constantinople.

[4] Dans le rite catholique en Orient la liturgie est pratiquement identique à celle du rite orthodoxe qui en est l’origine.

(shortlink: http://foredofico.org/CERMAA/archives/584)

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Reminder / Rappel

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Documents promotionnels / Further links and downloads:

Richard Dumbrill invited by CERMAA/FOREDOFICO at CNSM

Richard Dumbrill is an English archaeomusicologist. He will speak about ancient Middle-Eastern musical systems at the Lebanese Conservatory in Sinn-el-Fil (Beirut-Lebanon), from 16:30 to 18:00 on Thursday the 23rd of April 2015, venue “S”. Dumbrill’s paper to be translated by Rosy Azar Beyhom during the event.

Richard Dumbrill will show that the earliest form of music theory sprouted in the Ancient Middle East some 4000 years ago, long before Pythagoras. Unlike with Greek music theory, where there is no contemporary textual evidence, (the earliest copies dating from the Western Dark Ages, around 1000 AD) Mesopotamian evidence rests with cuneiform clay tablets. The oldest dates from 2300 BC and the most recent from the first millennium BC. These texts are unequivocally about music theory and explain the formation of systems the nature of which being the source of the later maqam system. It is also very likely, that they used more than one musical system and this would be comparable to their metrology which also used a variety of systems.

Free admission; below: the text of the official invitation.

دعوة عامّة

“بداية التنظير الموسيقي في الشرق الأوسط القديم”

محاضرة للبروفيسور ريشارد دمبريل

في الثلاثاء 21 نيسان 2015 في القاعة “س” سن الفيل الساعة 4:30

 

يدعو المعهد الوطني العالي للموسيقى بالتعاون مع مركز الأبحاث حول الموسيقى العربية وقريباتها إلى محاضرة للبروفيسور ريشارد دمبريل حول أقدم ما وجده الإنسان حول التنظير الموسيقي في الشرق الأوسط القديم

يتناول المُحاضر حقبة تعود إلى 4.000 عام أي إلى ما قبل فيتاغورس، ترتكز على النقوش المسمارية من بلاد ما بين النهرين. تتميّز هذه النصوص المنقوشة بالتفسيرات حول الأنظمة الموسيقية وتكوينها وتطورّها (من المرجح) إلى ما يُعرف حاليًا بالمقام

يعود أقدم نقش مسماري إلى 2.300 ق.م. والأحدث إلى الألفية الأولى ق.م

أظهرت الدراسات حتى الآن أنّ الأقدمين كانوا يستعملون عدّة أنطمة موسيقية وذلك يتطابق مع تعدّد أنظمة القياس التي وُجدت في تلك الحقبة

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FOREDOFICO, CERMAA and ICONEA with the “Friends of the National Museum” foundation to produce a documentary film on the Making of Hurrian Song H.6.

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A lyre reconstructed by Richard Dumbrill for the Hurrian song H.6. project in Lebanon

In October 2012, ICONEA Director Richard Dumbrill visited Lebanon, initially to attend a conference in Beirut on Rituals in the Ancient Levant. The conference was cancelled following a bombing in the metropolis. Dumbrill seeked help from CERMAA/FOREDOFICO to produce a documentary film on the subject he had intended to give at the National Museum. The documentary, funded by the Friends of the National Museum and CERMAA/FOREDOFICO is about the research work Dumbrill has undertaken for the past 25 years on the translation of the oldest known musical text, written in the Hurrian language, dating from about 1400 years BC, and found at Ugarit in North East Syria in the 1950s. The documentary was shot by Paul Mattar, Founding member of FOREDOFICO, in a renowned archaeological site, and at the headquarters of CERMAA, in the suburbs of Beirut.

Rosy Azar Beyhom and Amine Beyhom, CERMAA founding members contributed to the Orientalisation of Dumbrill’s original rendition of the Hurrian material. The song was recorded at the CALA recording studios, a subdivision of FOREDOFICO specialised in archival recordings. Saad SAAB, President of FOREDOFICO made improvisastions on the Ꜥūd on the theme of the original music. The singing of the melody, and the acting on site was entrusted to a young and promising Lebanese singer, Lara Jokhadar Al-Aro. There, Lara played the role of a young woman afflicted with the curse of being childless, and sang her sorrow to the moon goddess NIKKAL so that she may bear child.

 

Lara Jokhadar al-Aro

 

 

The original score for the Hurrian H.6. song has been published in Richard Dumbrill’s article for NEMO N°1 :

  • Dumbrill, Richard : “Modus Vivendi,” Near Eastern Musicology Online 1 1 |2012-11| p. 89–116.